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États-Unis
Pendant la guerre de Sécession, près de 45.000 prisonniers nordistes ont été internés dans le camp d'Andersonville (Géorgie), placé sous le commandement du superintendant Henry Wirz. La faim, la malnutrition et la maladie ont tué près de 13.000 hommes, soit 40 % des décès survenus chez tous les prisonniers nordistes détenus par la Confédération (sudiste). Après la guerre, Wirz a été traduit en justice pour conspiration et meurtre et condamné par une cour martiale de Washington. Il a été pendu le 10 novembre 1865.
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Chili
Durant les 17 ans du régime militaire d'Augusto Pinochet (de 1973 à 1990), plus de 2.000 Chiliens ont été tués pour des raisons politiques et des dizaines de milliers d'autres ont été détenus et torturés par les autorités. Deux commissions de vérité et de réconciliation instituées par les gouvernements suivants ont été chargées d'enquêter sur les atteintes aux droits de l'homme, afin que l'État accorde des indemnités à vie aux victimes survivantes. À la mort de Pinochet en 2006, il était sous le coup d'environ 300 chefs d'accusation criminels, notamment pour des violations des droits de l'homme telles que tortures, disparitions forcées et assassinats.
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Argentine
Entre 1976 et la fin 1983, la junte argentine a fait disparaître de 9.000 à 30.000 opposants politiques, parfois en leur faisant administrer des sédatifs avant de les jeter vivants d'avions qui survolaient l'océan Atlantique. Durant leur campagne contre les ennemis du régime, réels ou supposés, les autorités ont également pratiqué la torture. Après le rétablissement de la démocratie en 1983, l'ancien chef de la junte Jorge Videla a été jugé coupable de multiples homicides, enlèvements et actes de torture. La justice argentine a annulé en avril 2007 la grâce qui lui avait été accordée en 1990 et Videla est actuellement en résidence surveillée.
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Rwanda
Au moins 500.000 Tutsis et des milliers de Hutus modérés ont péri au Rwanda lors du génocide qui a eu lieu dans le pays en 1994. Le Conseil de sécurité des Nations unies a créé le Tribunal pénal international pour le Rwanda en Tanzanie en novembre 1994 pour traduire en justice les personnes accusées de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre. Les premiers procès de dirigeants rwandais ont commencé en 1997. Le tribunal prévoit d'achever ses travaux d'ici à 2010.
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Cambodge
De 1975 à 1979, sous la direction de Pol Pot, le régime des khmers rouges a assassiné environ 1,5 million (estimation) de Cambodgiens, qui ont été victimes d'exécutions ou ont succombé à la faim et aux travaux forcés. En 2006, le gouvernement cambodgien et les Nations unies ont établi un tribunal international afin de poursuivre les hauts dirigeants khmers rouges pour crimes contre l'humanité et notamment pour génocide. Cinq suspects, dont le Camarade Duch, commandant de la sinistre prison de Tuol Sleng, ont été inculpés en 2007. Les procès devraient commencer en 2008.
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Japon
Entre l'invasion de la Mandchourie en 1931 et la défaite de leur empire aux mains des Alliés en 1945, les forces armées japonaises ont assassiné de 3 à 10 millions de personnes, notamment des Chinois, des Indonésiens, des Coréens, des Philippins et des prisonniers de guerre alliés. Les soldats japonais ont également pratiqué la torture, le pillage et le viol et interné les gens dans des camps de travaux forcés. Un tribunal spécial, le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient, a été établi à Tokyo et a siégé de 1946 à 1948 pour juger les hauts responsables militaires et politiques ainsi que les personnes accusées de mauvais traitement de prisonniers. La Chine a de son côté établi 13 tribunaux chargés de juger les crimes de guerre japonais.
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Irak
En 2004, le Gouvernement intérimaire irakien a établi un tribunal spécial pour juger les personnes accusées de génocide, de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et d'autres faits graves pendant le régime baathiste qui a duré de 1968 à 2003. L'ancien dirigeant de l'Irak Saddam Hussein et trois autres hauts fonctionnaires ont été condamnés à mort et exécutés pour le massacre de 148 chiites, hommes et garçons, commis à Doujail en 1982 ; ils étaient également accusés d'autres atrocités telles que les attaques à l'arme chimique qui ont tué des milliers de civils kurdes.
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La Haye (Pays-Bas)
La ville de la Haye héberge plus de 150 organisations juridiques internationales, et notamment la Cour pénale internationale, qui a compétence pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les génocides, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et la Cour internationale de justice. Cette ville des Pays-Bas, où ont eu lieu les deux premières conférences de la paix en 1899 et en 1907, est connue dans le monde entier comme « la ville de la paix et de la justice ».
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Allemagne
À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les puissances alliées ont établi un tribunal spécial à Nuremberg (Allemagne) pour traduire en justice les principaux dirigeants politiques, militaires et économiques de l'Allemagne nazie accusés de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de crimes contre la paix. Pendant l'Holocauste, de 1933 à 1945, les Nazis ont tué près de la moitié des 14 millions de Juifs de l'Europe. Parmi leurs autres victimes figuraient des Tziganes, des homosexuels, des handicapés, des Témoins de Jéhovah, des prisonniers de guerre soviétiques et de nombreux civils européens. Le procès de Nuremberg (1945-1946), où furent jugés les 24 dirigeants du plus haut niveau, s'est soldé par des condamnations à mort et des peines de prison, ainsi que par des acquittements. La création de ce tribunal spécial a fait fonction de précédent sur lequel est fondé la Cour pénale internationale. L'Allemagne moderne a également dû verser près de 70 milliards de dollars de réparations à Israël ainsi que 15 milliards de dollars aux survivants de l'Holocauste.
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Ex-Yougoslavie
Le conflit armé de 1992-1995 qui a abouti à la dissolution de la Yougoslavie a fait 100.000 morts et des milliers de personnes ont été soupçonnées d'avoir commis des atrocités à l'encontre des populations musulmanes, croates et serbes de la région. Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, institué en 1993, est le premier tribunal établi en vertu du chapitre 7 de la Charte des Nations unies. Il a été le premier organisme à accuser de crimes de guerre un chef de gouvernement en exercice, le Premier ministre serbe Slobodan Milošević. Le tribunal entend achever ses procès pour crimes de guerre d'ici la fin 2009 et se prononcer sur toutes les procédures d'appel d'ici à 2010.